Le paillage : Tout savoir pour pailler votre jardin

Le paillage : Tout savoir pour pailler votre jardin

Le paillage, ou mulching, présente de nombreux avantages pour le sol de votre jardin qui se rapprochera ainsi du sol à l’état naturel. Si les inventeurs de cette technique, dans les années 50, utilisaient de la paille, aujourd’hui de nombreux matériaux sont disponibles.

Le paillage, définition et utilité

Le paillage est un procédé qui consiste à couvrir le sol autour des plantes. On peut l’appliquer partout, dans les massifs de plantes vivaces, au pied des arbustes, des arbres, dans le potager, le verger. On peut même pailler les plantes cultivées en pots et dans les jardinières.

Il a pour effet de reproduire un sol tel qu’on le trouve à l’état naturel. Ce dernier est souvent recouvert de feuilles mortes par exemple et non pas nu, comme dans nos jardins. Pour le paillage on peut utiliser des matériaux organiques, plastiques ou minéraux. On les dépose simplement au pied des plantes et arbres que l’on veut protéger.

Les avantages du paillage

Pailler un sol permet de conserver l’humidité, réduisant ainsi les besoins en eau. Il contribue à ralentir considérablement l’évaporation de l’eau et le dessèchement de la terre qui se produisent naturellement à cause du soleil et du vent.

La température du sol est aussi régulée grâce au paillage, qui limite les différences de température entre le jour et la nuit, mais aussi l’action du gel en hiver. De même, il favorise le maintien de la chaleur au printemps et en automne, alors que durant l’été il permet de conserver une certaine fraicheur.

Il protège le sol contre l’érosion naturelle et le tassement de la terre entrainé par la pluie, appelé aussi phénomène de battance. Avec le paillage, l’eau de pluie peut s’infiltrer dans le sol plutôt que de ruisseler. Il empêche aussi le développement des mauvaises herbes, dont il limite le développement en les empêchant de germer.

Il améliore la qualité du sol, surtout avec un paillage organique qui lui apporte de l’humus. Sa fertilité en est ainsi augmentée, sans compter le refuge que cela créé pour les insectes. De même, les micro-organismes nécessaires à la minéralisation (transformation permettant la libération de minéraux qui nourrissent les plantes) se développent mieux dans un sol à la température et humidité constantes.

Enfin, plus anecdotique mais tout de même intéressant, le paillage peut devenir un élément décoratif ! Jouez avec les couleurs et les textures, voire avec les matériaux pour reproduire différents environnements, comme avec les paillis minéraux dans les rocailles.Paillage de bois

Les différents types de paillis : organiques, minéraux et synthétiques

Les paillis organiques sont le plus souvent choisis, car ils ont en plus un rôle de fertilisant, apportant des éléments nutritifs au sol en se décomposant.

Ils sont constitués d’éléments végétaux comme des écorces de pins, des copeaux de bois, du compost et de la paille bien sûr. On en trouve aussi composés de cosses de cacao, de fumier ou de feuilles mortes. Les aiguilles de pins peuvent aussi être utilisées pour les plantes de terre acides comme les camélias.

Si vous taillez vos haies et tondez votre pelouse, vous pouvez passer les déchets au broyeur et les entreposer au sec. Vous pourrez ensuite vous en servir comme paillis.

Les paillis minéraux sont intéressants pour leur durée de vie illimitée et leur aspect décoratif. Inutile de les renouveler, puisqu’ils ne se dégradent pas.

On parle en effet de graviers, de galets, d’ardoises, de billes d’argile et de pouzzolane par exemple, une roche naturelle constituée par des scories ou projections volcaniques basaltiques, aussi appelée pierre de lave.

Enfin, les paillis synthétiques sont pour la plupart biodégradables. Il s’agit le plus souvent de toile tissée, de papier journal, de carton ou de toile de jute. On les utilise surtout pour les haies ou les massifs d’arbustes. On en trouve aussi en films plastiques plus ou moins biodégradables.

Installer le paillage

Le moment où vous mettez en place le paillage peut varier. Vous pouvez pailler votre sol juste après des plantations, en automne pour prévoir l’arrivée du froid, ou entre avril et juin, pour l’arrivée des grandes chaleurs.

Tout paillage commence par un désherbage soigneux et complet des mauvaises herbes, ou adventices, en prenant soin de retirer les racines. Utilisez ensuite un râteau pour niveler la surface du sol et arrosez le. Evitez de pailler en période de vent fort ou sur un sol gelé.

Répandez ensuite une couche de paillis entre les plantes, en vous assurant que la répartition soit homogène. Laissez un peu d’espace autour de leur pied et des troncs afin d’éviter tout risque de pourrissement.

Les paillis organiques imposent des précautions particulières. Vous devez choisir l’épaisseur et le type en fonction de la longévité des cultures et de leur vitesse de décomposition. Par exemple, les vivaces et les arbustes peuvent être paillés sur 10 cm d’épaisseur, avec des écorces ou des copeaux de bois, paillis qui mettent longtemps à se dégrader.

Les cultures plus courtes de plantes annuelles se couvrent d’une couche de 4 à 5 cm, avec de préférence un paillis qui se décompose rapidement, comme de l’herbe tondue, des feuilles mortes ou de la paille, tout simplement.

Si vous avez besoin de l’aide d’un jardinier professionnel à votre domicile pour l’entretien de votre jardin, n’hésitez pas à contacter Viadom au 0 825 068 468 ou à vous rendre sur le site http://www.jardinier-domicile.com/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>